mercredi, 19 octobre 2005

Une fiche complète sur ce film

Bien le bonjour à vous tous

Aujourd'hui, FICHE COMPLETE sur le film C'est arrivé près de chez vous

Après plusieurs petites notes sur ce film (que vous pouvez toujours aller lire), je me suis décidé à faire une fiche complète pour redonner l'ambiance de ce film.

Mon but:

- rappeler des souvenirs des scenes cultes de ce film pour ceux qui ont déjà eu la chance de le voir

- donner envie à ceux qui ne le connaissent pas encore, de le regarder et de pouvoir juger de la performance des acteurs, de la puissance des scénarios et de la réalisation

Pour cela, je retrace l'histoire du film, je précise les critiques de la presse au moment de sa sortie (certaines pour, d'autres contres, chose un peu normal pour ce film controversé) puis enfin j'ai pris un malin plaisir à vous remettre les dialogues, poèmes et phrases cultes du film. Je vous liasse les découvrir par vous meme. Pour les personnes interéssées, n'hésitez pas a me demander les fichiers audio que je pourrai ajouter à ce blog

Autre chose, AMUSER VOUS A FAIRE UN PETIT GREGORY a votre prochaine soirée (EFFET GARANTI).

Le principe est simple (pour ceux qui n'ont pas vu le film):

 * il suffit de vous munir de GYN, de Tonic, de sucre (en morceau), d'olives avec noyau et de ficelle (tout cela pour préparer "la petite victime").

* Remplisser (pas trop!!) les verres de GYN tonic

* Ensuite, chacun prépare son "petit paquet": attacher votre olive avec la ficelle sur un petit morceau de sucre (Conseil: n'hesiter pas a faire plusieurs tours avec la ficelle)

* Quand tout le monde a fini sa préparation: chacun "immerge sa victime" dans le verre.

* Le premier pour lequel l'olive remonte à la surface a perdu (et peut par exemple boire son verre cul-sec)

SUSPENS garanti

Aller bon après midi

TSCHUSS

BUFALO!!!!

PS: Ouf, je viens de finir de recharger les photos des sorties DVD de ce mois (toujours visible dans la colonne de Gauche en bas)

mardi, 18 octobre 2005

UN FILM CULTE

Une équipe de reporters filme la vie d’un tueur en série qui assassine ses victimes principalement pour des besoins pécuniaires.

           Faux documentaire, et bien trop gros pour qu’il puisse paraître vrai à la manière de « Projet Blairwitch » par exemple, « C’est arrivé près de chez vous » réside dans un amateurisme paradoxalement très professionnel. Amateur car il souffre évidemment d’un manque de moyens, professionnel dans le sens de la narration et de l'objectif totalement atteints : provoquer par l’humour. Images en noir et blanc, cette comédie à l'esprit grinçant se déguste à tous les degrés. Sans être le premier film faux-documentaire inventé (rappelons-nous de « Cannibal Holocaust »), « C’est arrivé près de chez vous » satirise la société, notamment télévisuelle avec son lot de voyeurisme, et fait voler en éclats bien des tabous.

 

Tu m'énerves Rémi...

         Le héros, du prénom de Ben, imbu de sa personne, raciste, débitant des poèmes afin de faire prévaloir sa culture philosophique, prend rapidement l’ascendant sur tous les autres personnages. Tueur en série, convaincu de sa toute puissance empathique, il vampirise l’équipe de cameramans qui finira par légitimer ses actions puis à l’aider le plus simplement du monde. Tout au début, le petit groupe de cinéastes se méfiera de lui, pas forcément très rassuré à l’idée de côtoyer le tueur, puis de fil en aiguille participera aux soirées arrosées jusqu’aux exactions les plus atroces avec celui qui deviendra leur ami. Invraisemblable personnage, Ben ira jusqu’à proposer à ses collaborateurs de les aider financièrement pour l’achat de pellicules notamment en zigouillant quelques facteurs ou vieilles dames. Puis il les prendra à partie notamment quand une attaque de facteur tournera mal, puisque ce dernier réussira à s’enfuir, et insistera sur le fait qu’ils sont devenus maintenant une équipe.

          Au delà des formidables dialogues du film, de l’humour noir totalement déjanté, se cache une réflexion sur le voyeurisme, la manipulation des images, la complaisance des équipes de tournage. Cependant, ce n’est pas forcément le but avoué de ce film qui reste tout d’abord un moment de divertissement. Attention néanmoins à certaines images chocs qui marqueront les esprits (scène du viol notamment très dure au 1er degré, très bidonnante au 36ème !). Aux pires brutalités se succèdent des scènes plus cocasses permettant au spectateur de souffler et de se reposer les méninges face à ces atrocités. Totalement immoral, «C'est arrivé près de chez vous » se singularise par la farce et c’est dans ce sens qu’il faut prendre ce film.

          Encore une fois, ce style de film n’a connu qu’un succès d’estime au cinéma, sans avoir été un gouffre budgétaire il est devenu une excellente rentabilité financière (vu son faible coût), et c’est notamment par le biais de la vidéo qu’il s'imposa dans l’esprit des 20-30 ans disposant d’un humour à toute épreuve, génération bercée par les « Nuls » de Canal +, par le professeur Choron ou encore Desproges. Bref, regarder ce film avec une bande de copains un peu allumés ne peut être que jubilatoire, les fous rires seront assurés. Les moments de détente sont garantis, notamment grâce à Benoît Poelvoorde, ce tueur à gags, qui donne un relief particulièrement piquant à son personnage. Sa carrière de comédien sera lancée par ce film qui révèle tout le talent d’improvisation de ce grand acteur. « C’est arrivé près de chez vous » est un petit joyau de comédie qu'il faut absolument découvrir ou re-découvrir, car même après l’avoir visionné 50 fois, on ne peut s’empêcher de rire… Pas vrai Rémi ?

         LA RECETTE DU JOUR: savoir préparer un "Petit Grégory".

       Une larme de Gin, une rivière de Tonic... Le "Petit Grégory" est constitué d'une olive, attachée à un morceau de sucre avec une ficelle. Versé dans le Gin Tonic, le sucre fond et l'olive remonte. Le "Petit Grégory" faisant surface le premier a perdu, son kidnapper paie la prochaine tournée.

  Extrait du film :

 

 Tour à tour finaud,
Tour à tour polisson,
Tour à tour gangster,
Mais tour à tour généreux,

 

Quelque soit le montant que tu me demanderas,
Rémi... toujours, je dis bien toujours,
Benoît y pourvoira.

jeudi, 13 octobre 2005

Déferlantes d'info, critiques, commentaires sur ce film dérangeant

Ce film mérite bien une partie rien qu'l lui: et dans ma quete de parler de film décalé, je pense que je ne peux que commencer par celui: une référence du genre.
Je rajouterai régulierement des info, images et commentaires sur ce film et sur ces acteurs.
Pour aujourd'hui, juste quelques critiques écrite à sa sortie.
D'un coté les POUR, de l'autre les CONTRE. Comme je le disais lors d'un précédent article, ce qui compte, c'est que ce film touche: que l'on en sorte outré ou admiratif de la prestation d'un grand Poelvoorde avec des répliques décapantes, ce film ne laissera personne indifférent.
On est bien loin ici d'un film commercial, passé dans le moule des média.
PS: la couleur grise de mon texte n'est pas fortuite, mais est la pour représenter l'ambiance noir et blanc du film
A très vite et bonne lecture
Pour :
 
  Enfin un film qui pèse, hachant la vertu en morceaux, fouaillant délicieusement nos nerfs et notre cerveau. Un pur délice antimédias, zigzaguant aux frontières de la morale, sombre à faire peur, cruel, dégueulasse, à mourrir de rire. Un conte de fées pour époque incrédule. Mais sans fées. L'ogre est roi
("Actuel", octobre 92)
 
   

  C'est une violence virtuelle pour de vraies confessions de barjo qui, s'émoussant un peu sur la distance, trouvent leur jovial salut dans une absence totale de prétention. Ce film ne pisse pas très haut mais toujours au bon endroit, là, dans nos bénitiers.
("Libération", 11 août 92)

Contre :
    À force de vouloir être partout, à la fois dans le film et à côté, en commentateurs ironiques, ils finissent par être nulle part. Dans cette absence envahissante, on pressent quelque chose d'immonde.
("Le Monde", 6 novembre 92)
   
    On ne voit plus qu'une bande de potaches hilares qui tournent en rond avec leur provoc facile et se vautrent dans le pipi-caca-vomi.
("Télérama",11 novembre 92)